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April 27 PAUSE On marque une pause. Période un peu chahuteuse. Du calme, sans nom ni définition.Textes d'un retour prochain. sur ce... just listen, just enjoy. [xi] Lundi - Imagine ° Perfect circle Mardi - Quand l'herbe nous dévore ° Dolly Mercredi - Kfir ° Camille Jeudi - It's 5 ° Architecture in Helsinki Vendredi - Marina do Bairro ° Bonde do Rolê Samedi - Skatesteak ° Tellier+Oizo+Sebastian Dimanche - Sleep together ° Garbage March 11 Programme de nuit On était revenu sans peine a la douce époque de l'insomnie, celle qui avait le chic pour résister a toute les tisanes, toutes ces heures de lectures, tous ces débuts de rêves joviaux. Je n'avais plus de cigarettes, depuis trois jours déjà, et je commençais a comprendre ce que les toxicos en manque pouvaient ressentir. Jamais je n'avais désirer quelque chose au point de le mendier dans la rue. J'étais devenu la fumée pathétique de moi même. Une abomination vivante, qui aurait rongé ses vieux mégots, si elle avait pensé a les conserver. Certains mendiaient pour de la bouffe, moi j'en était réduit a supplier mes semblables pour une bouffée de délivrance. Et j'avais bonne conscience, combien de fois avais je lâché une de ces fameuse sucette toxique, plusieurs fois par paquet même. Si chaque personne a qui j'avais un jour ou un autre donné généreusement ce met tant convoité me le rendait aujourd'hui, je n'aurais pas ce problème de manque pour la semaine au moins. Le soucis majeur de ces deux dernier jours, c'était que j'avais refusé de sortir de chez moi. Récession économique oblige, je n'allais pas me tenter le diable a des futilités interdites pour le moment. Certes, je ne voyais plus les clients de bar sortir fumer leurs poumons sur le trottoir, mais mes films fétiches crevait d'un cancer du poumon a chaque répliques. Si bien que je ne regardais plus la télé non plus. Mes lectures de Manga, bande dessiné, Lolitta Pille, qui fume une clope par page, furent également stoppé pour me délivrer du mal et par conséquent, ne pas me soumettre a une tentation auquel j'aurais tant voulu succomber, sans le pouvoir. Je me revoyais alors sur mon balcon, fumant ma dernière, disant au revoir a ma futur chimiothérapie. Non pas que je la voulais spécialement, mais maintenant que j'avais appris a vivre dangereusement, autant y aller jusqu'au bout. Bien que l'idée de perdre mes cheveux ne me plaise pas tant que ca. Une chose est sure, c'est que je peux dire que c'est mon banquier qui m'a aider a arrêter de fumer. Et je ne l'en remercie pas, puisque par la même occasion, j'ai arrêté de boire, arrêté de sortir, arrêté de voir mes amis, arrêté d'avoir des envies, arrêté presque mes études et mon job étudiant pourri, arrêté de faire des achats compulsifs, qui peuvent si bien soulager par moment. Pour une fois, je remerciait mon célibat, tant de fois maudit, en m'imaginant le pire. Si j'avais eu une fille avec qui sortir, j'aurais pris pain et verre d'eau au restaurant, espérant pour tomber sur une anorexique et taper dans son assiette. Tout ceci n'est pas sérieux, je ne suis pas sérieux, et n'ai aucunes envies, surtout pas celle d'être raisonnable, pour l'instant du moins. Je veux profiter de la possible seule époque heureuse de nos vies. Ou du moins celle qui comporte, sur le papier, le moins de contraintes pour le plus de pseudo liberté. Donc sil vous plait, laisser moi fumer ma vie des deux bouts, et des deux sens du terme. Je n'avais aucune envie de me lever a 6h du matin, de me coucher après le film du soir. Cette pauvre vie n'était pas faite pour moi, j'avais encore quelques années avant de la voir venir. Alors, a défaut de nuit d'ivresse, de fou rires a peine simulés, je comblais mon vide en écoutant de la musique. j'aurais aimer vous en faire le descriptif, mais deux choses, la première, je suis égoïste, et ne partage pas mes gouts musicaux aussi facilement, et la deuxième, j'ai l'absolue conviction que vous vous en foutez. ll fallait pourtant trouver un moyen de finir admirablement cette nuit, et surtout le combat contre ma "non-envie" de dormir. j'aurais bien lancé un film, mais j'aurais été capable de m'endormir devant, laissant une fois de plus le marchand de sable gagner son salaire stupide. j'avais alors pris cette résolution sordide: "On ne dort pas tant que le jour ne s'est pas levé". Comment rentrer les yeux fermés dans toutes les vanités de jeunes de notre époque, et peut être de toute époques, celle de défier l'ordre établi. Encore plus débile, c'est que tout le monde se foutait du fait que je ne dorme que de 6h jusqu'à midi passé, et que personne ne me réveillerait. En fait, plus qu'un défit de l'autorité, je défiais mon insomnie, sur son propre terrain. Et je me donnait les moyens de gagner. Direction la cuisine, non pas pour la préparation d'un café (ne tentons pas non plus le mélange obligatoire, qui appellerait une fois encore une bouffée de nicotine), mais pour une préparation a l'ancienne. Au menu de la nuit, thé anglais et gâteaux sec. Trop rock & roll. Pourquoi pas tant que nous y sommes un roman policier a la Agatha Christie? j'aurais pu convier ma voisine de 80 ans, pour la convier a un rami, puisque dans a peine une petite heure elle serait réveillé et sur pattes. Les retraités ont en eux une énigme, que même a leur stade, n'arriverait je pense pas a résoudre. Pourquoi se coucher a 22h, et se relever a 6h, alors qu'on a toute la fin d'une vie devant soi? Je sait que l'idée de voir la mort approcher, et donc profiter de tout les instant qu'il nous reste est un argument plausible, mais je suis plus convaincu par le fait que la vie nous formate. Ainsi, quand vous avez passé la majeur parti de votre temps, a essayer de vous acclimater a un rythme de sommeil, çà doit reellement vous ennuyer de devoir vous y défaire. Ou alors, c'est impossible. J'en profite alors, si c'est ce qui nous attend tous, pour faire un négatif de mes futures nuits de vieux. Quitte a dormir 18 heures d'affilé, et ne rester éveillé que ces 8 ci. Les minutes passent, la télé diffuse des programmes dont on a pas idée, et j'apprends doucement, le cerveau ramolli, à faire des calculs de matrice. Chose qui bien sur ne me servira jamais. Les effets du thé commence a prendre place, et je vais pisser trois fois dans la même heure. La prochaine fois ça sera a base de boisson énergétique que je ferait mes paris complètement absurdes contre mes démons. Je commence a déconnecter ce qu'il reste de mes neurones, dansant devant un miroir, toujours au son de ma musique secrète. Je fait cuire du riz a même le micro onde, et pourtant je n'ai pas bu une goutte d'alcool. Puisque le bar est vide comme mon compte en banque. Mes seuls excès cette nuit, seront a base de théine, et de décibels. Je suis tellement dans un vide personnel, que je ferait n'importe quoi. Si j'avais un bilboquet, j'en ferait a coup sur. Une envie d'absurdité m'envahit. Et je ne sait pas comment la combler. Je prend le risque de sortir dehors, prendre l'air pollué, et me disant que c'est un bon moyen de respirer du monoxyde de carbone, et que je ne risque pas vraiment de croiser des passant toxico du tabac, a 4h30. Les rayons du soleil se commence a se faire sentir, et j'ai une envie de sport. L'envie la plus inapproprié de l'année sera donc celle ci. Puisque je ne fait jamais de sport, et que le temps ne s'y prette pas du tout. Je commence donc a courir, en me disant que si il y a un moyen, autre que celui de décuver dans un caniveau, d'attirer la tension de la police sur soi, c'est peut être bien celui la. Me voila, en train de courir, pour rien. Pour échapper a mon insomnie, qui gagnera quoi qu'il arrive, quoi que je fasse. Même si j'arrive a dormir, elle aura gagné, puisqu'elle aura fait naitre ces questions. J'ai cherché les raisons de cette incapacité a dormir. J'ai tenté plusieurs solutions, toutes valables, mais la dernière en date est sans doute celle qui trouve le meilleur écho en moi. Probablement que je ne dort pas pour être seul, pour m'en apercevoir. Un besoin de calme, qui ne se rassasie qu'a l'apparition des premiers rayons du soleil, et donc au réveil d'une excitation urbaine auquel je n'ai pas envie de participer. C'est peut être a cet instant la que je me sent réellement vivant, en m'imaginant que je suis le seul éveillé a des kilomètres a la ronde, tout en sachant au fond de moi que ce n'est très certainement pas vrai. C'est a ce moment précis, que je me sent serein, que mes pression, et même mes envies se dissipent, laissant ma folie comme seul copilote. Je devrait avoir a prendre mes décisions grave qu'a cet instant de la nuit. C'est ici que je suis le plus vivant,le plus maitre de moi même. Si vous voulez un vrai conseil de ma part, ce genre de conseil qui vient du cœur, qui "répond sincèrement", qui se met a votre place, ce n'est pas autour d'un café qu'il faut m'en faire la requête, c'est au beau milieu de la nuit. Programmer votre réveil, appelez moi, expliquez moi le fond, et si vous avez eu la combativité de gagner contre votre nuit blanche, et que vous voulez en profiter un peu, laissez moi rappeler votre répondeur. Si vous voulez continuer la conversation, laissez moi un message a votre tour, je l'écouterais des mon réveil. Vous regretterez surement la teneur faible en modération, de mes propos. Mais après tout, c'est comme cela que vous pourrez découvrir qui je suis vraiment. Les heures passent, et le temps se remplissait de vide. Je regrette l'époque ou les chaines de télés s'arrêtaient à leurs tour, laissant apparaitre la fameuse mire de toutes les couleurs, au du moins les primaires, puisque j'en aurait profité pour faire une mise a jour de ma vision des choses, et réadapter mon contraste, évitant a nouveau d'érrer dans mes nuances de gris. Le fameux mélange d'idées noires et de nuits blanches. Je passe trop de temps a ma fenêtre, à observer mes voisins de vis a vis, maintenir le niveau des leurs excès, de rires et d'alcool, alors que je me remplissait les veines de théine, et l'estomac de plâtre comestible. Je m'étonne de ma stupidité en tentant de faire tenir en équilibre et les uns sur les autres, un verre de bar, subtilisé récemment, un emballage de gâteaux vide, et une multitude de paquet de cigarette vide. Je me rend compte que c'est ce que j'ai toujours fait, et ce que j'ai toujours été, en équilibre sur des élément étranger, qui n'ont rien a faire ensemble. Je me suis construit sur des idées faussées des le départ, et sur des envies que je croyait solides. Tout finira par s'effondrer, et je le sais depuis le début. Je songe un instant a faire un peu de ménage, faire diminuer la pile d'assiette sale qui commence a faire déborder l'évier, et puis je me rend compte assez rapidement malgré l'heure avancé, que d'est peut être l'idée la plus stupide sinon ennuyeuse de ma triste nuit. Je n'ai aucune envie d'être utile, mais complètement futile. Si j'avais encore les jouets de mon enfance, il est a peu prés sur que je les déballerais. Hélas, je devrait me contenter de l'observation de mes murs, et des imperfection de peinture. L'envie de crier dans le silence de la nuit me chatouille, histoire de faire participer la ville endormie a mon exploit contre la normalité. Mais je n'ai pas vraiment envie de continuer mon paris dans une cellule de dégrisement. Je combat mon gris a ma façon, sans l'aide de personne. Plutôt que de m'inscrire dans le cheminement des actes de terrorisme de tapage nocturne, j'observe malgré moi un papillon de nuit, encore plus atteins que moi, essayant d'entrer dans une ampoule, une façon comme une autre de se bruler les ailes malgré tout. Moi j'ai mes rêves, lui les source de lumières d'appartement. En fait cet insecte qui fait plus de bruit, qu'il ne m'est utile dans ma traversé du désert de non activité, ne fait que m'apporter un regard nouveau. Il est un peu comme moi. Comme lui je m'effondre contre des vitrine lumineuse, celle ou les gens paraissent sans failles, ou je regarde, et consulte les vies rêvés. Je prend note, et essaye de reproduire une chorégraphie aux allures de perfection, qui semble si bien fonctionner chez les modèles sans failles. Je n'y arriverait bien sur pas, mais j'observe, je contemple ce qu'est la quiétude. Des mannequins habillé de tel façon qu'on peut tous leur ressembler, ces espèce en voit d'auto extinction. Si je n'avait pas autant de vide dans la tête, je suis sur que j'en pleurerait. Et puis le clignotement de la télé me donne des envies d'épilepsie, alors je change a nouveau de chaîne, pour ça millième fois peut être. Je ne plairait surement pas plus dans une autre cadre, et les documentaire sur la vie des animaux me donnera également des envie de jalousie. Je m'amuse à une synchronisation simultanée des programme, même les moins appropriés a ce genre de pratique déviante. Je devine les publicités avant qu'elle n'apparaissent a l'écran. Bref je commence à réaliser que je vais m'ennuyer de l'ennui. Pas besoin d'être conscient du reste de mon expérience pour conclure que je commence a accepter ma folie. Ce n'est pas un combat débile que je mène, c'est une affirmation. J'accepte de ne pas avoir sommeil, et n'appelle plus ça insomnie, c'est une envie plus qu'une fatalité. Voici donc la méthode de l'optimisme par défaut. C'est de l'auto-conviction, mais je n'en ai plus une. Je ne sait tellement plus quoi penser que je me demande si j'en ai encore la capacité. A force de tourner les éléments dans tous les sens, et de ne plus avoir d'organisation hiérarchique entre eux, je commence a douter de la véracité de mon éveil. Je suis sans sens, comme dans un rêve, ou se côtoieraient héros de mon enfance, endroits visité la même journée, et musique fredonnés quelques heures auparavant. Je n'ai aucune envie de me pincer pour vérifier si je suis conscient, ou du moins en vie, puisque j'ai toujours été contre l'automutilation, pensant que les autres fessaient bien mieux les cicatrices que moi. Et de plus jolies parfois. Je ne poserait pas ma main sur la plaque de cuisson, même "juste pour voir comment ça fait", je ne vérifierais pas qui du couteau ou de mon bras est le plus résistant, et je suis convaincu que ma tête abandonnera les chocs avant le mur. Il est donc temps pour moi de prendre une douche froide. Parce que je vient de le dire, j'ai renoncé a la comparaison de mon corps a un steak cru, et donc que l'eau chaude est exclu, et de plus, je croit que j'ai un peu trop de retard sur mes factures. Bien que je sait très bien que l'on peu couper un compteur d'électricité, alors qu'une arrivé d'eau, je n'en suis plus très sur. Le pommeau de douche en main, tremblant déjà, par anticipation surement, j'hésite encore a toucher au robinet. J'ai toujours été frileux, ce n'est pas aujourd'hui que cela va changer. Et puis je finis par me lâcher. Et je commence par le regretter au première gouttes de cette pluie artificiel. J'avais envie qu'il pleuve, parce que l'extérieur est plus agréable a contempler selon moi, mais pour ce qui est d'une averse intérieure, je ne suis pas convaincu par l'idée. Finalement, je me laisse apprivoiser par l'humidité glaçante. Ce n'est qu'un mauvais moment a passer, et c'est pour la bonne cause, voila a quoi je pense naïvement. Je sais bien que ce n'est pas ces petits chocs répétitifs de dents, ni ces genoux qui dansent sans musique aucune qui vont me prouver quoi que ce soit. Une chose est sur, c'est qu'au moment ou je me serait résigner a dormir, j'apprécierais vraiment ça. Preuve faite que je suis bien réveillé, voir un peu plus qu'avant ce fâcheux incident, je soupçonne mon répertoire téléphonique de cacher quelques contact qui doivent eux aussi être prés au combat de je ne sais quoi. Il existe certainement quelqu'un qui n'a plus envie de dormir quand on lui dit, surtout pas quand c'est son corps. Je passe en revu les différents nom équivoques, et m'arrête sur ceux contre qui doivent dormir, mais que j'ai envie de m'agacer. Non pas pour leur faire une mauvaise blague, juste parce que j'ai une dent contre eux. Elles, puisque ce sont principalement, voir intégralement des filles, m'empêche involontairement et inconsciemment de dormir (parfois non), a mon tour donc de les tenir en éveil. C'est petit, c'est ridicule, c'est mesquin? Je sais, mais je n'ai jamais prétendu a autre chose. Malheureusement pour moi, je ne réveil que des boites vocales. Par vengeance, je laisse des messages sans aucun sens, me fessant passer tour a tour pour un électricien, un plombier, un voisin énervé, ou une connaissance commune que je n'aime pas, balançant pour mon dernier personnage, des insultes toutes plus puériles les unes que les autres. Mon terrorisme de la nuit n'a jamais fait aucun mort, mais il a su développer les haines dissimulés. C'est en me rendant compte que je ne sert a rien que je coupe mon portable, laissant alors mes futurs problèmes de rancœur pour demain. De toutes façon, ce n'est qu'une anticipation, elle finirons me rappeler dans la matinée, et elles me réveilleront a leur tour. Je n'ai fait que me venger avant qu'elles ai des raisons de le faire. Le soleil approchait de plus en plus, et il ne me restait pas beaucoup de temps avant de pouvoir postuler a une repos presque mérité. Les premiers métro devaient prendre leur activité dans les minutes a venir. Pour la énième fois de cette nuit dénué de tout évènement spectaculaire (si l'on oublie bien sur ma sueur froide), je me décidais a aller a la rencontre d'une possible action imprévue. Les autres me donnerait surement plus de chance de procéder a une réelle constatation de mon échec. Et puis j'ai eu très envie d'observer a nouveau le combat de titan entre ceux qui rentrent chez eux, et ceux qui en sortent. C'est a celui qui parait le plus fatigué, celui qui aura le plus de cernes gagnera a coup sur. Certains fanfaronne, et poussant les derniers cris, simple prolongement de leur soirée enivrée, et d'autres tel des zombie se préparent mentalement à affronter une journée qui n'en fini déjà plus. La voie criarde de l'annonceuse de station surgit de nul part, citant petit a petit les points stratégiques de mon nouveau trajet vers nul part. Le premier qui me parlait le plus, devint celui de mon terminus. En sortant de la station a peine plus éclairé que l'extérieur, la vue d'un boulangerie me donne des envies de diabétique. Même si les croissant que je ramène ne serait jamais plus que pour moi. Rien que la pensé de les ramené pour une absence de compagnie me donne la nausée. J'avais eu toute la nuit pour penser a ce genre de détails désagréables, et c'est un lève tôt patissier qui me donne des envies de meurtres. Mes déambulations post nocturnes ne s'arrêtent pas là pour autant. Etant donné que j'ai réussi a tenir le plus difficile, pourquoi m'arrêter en si bon chemin? Je suis un plein décalage, bien plus qu'horaire. Tout n'est que blague aujourd'hui, mes envies primitives seront les seules qui guideront mes pas pour la journée, et vu que j'ai rien de bien important d'inscrit sur mon agenda imaginaire, je ne suis pas prés de sortir de mon absence de routine. J'avais tellement eu envie auparavant de sortir de mon ordinaire, d'une façon ou d'une autre, que je n'allais pas de defiller quand j'en avait la meilleur occasion. Comme je prit le métro au hasard, je continue sur ma lancé de l'absurde, en prenant tout les moyens de transport qui se trouvent à ma disposition, pour parcourir des lieux que je savais existant, mais que je ne connaissait pas. Des bus, des tramway nommés dégout, des vélos faussement abandonnés aux bornes automatiques, tout est prétexte à la fuite. C'est comme cela que j'entre petit a petit dans ma dimension parallèle, en parcourant les chemins que je prendrais plus jamais. Mon fabuleux destin ne s'étant pas encore déclaré, il fallait que je tente de le provoquer en duel que je savais perdu d'avance. L'animation des rues ne tardera pas a s'affirmer, il ne me reste alors que quelques minutes de répits, avant d'affronter la foule des anonymes. Ceux qui avaient été sorti bien trop tôt d'un sommeil que je n'avais pas connu laissent vite place à une effervescence presque artificielle. Je prie pour ne rencontrer aucun visage familier qui me demandera tôt ou tard des explications. J'avance sans but, et sans regrets au fil des rues, qui ne sont pas plus joyeuse que moi. Je me retrouve dans des zones industrielles, ou commercial, voire résidentielles, sans n'avoir personne a rencontrer. Je n'ai que de la petite monnaie sur moi, ce qui annonce une collation de midi plus que difficile. Et une intoxication de mon air bien plus qu'impossible. Je m'approche avec un sourire qui ressemble plus a celui d'un clown terrifiant qu'à celui d'un crooner, vers des demoiselles au regard enivrant pour les supplier de me délivrer de mon sevrage involontaire. Je m'assoit dans des parcs, je m'allonge dans l'herbe en priant pour ne pas m'endormir. Avouer que ça serait du gachi de succomber en si bon chemin aléatoire. J'observe en secret des chevelures brunes, qui ne font qu'alimenter mes fantasmes, mes envies de me précipiter. Parfois au détour d'un banc public je croise une épaule dénudée. C'est comme faire un saut en parachute, et qu'au dernier moment il ne s'ouvre pas. Jamais je ne m'attendait a une telle vision a cette période de l'année. Je change instantanément de direction, pour ne pas avoir à me faire hypnotiser pour rien. Si tout avait été plus facile, je n'en serait certainement pas là. Je visite étrangement des église, sans doute pour retrouver un calme qui ne se fera pas avant la nuit tombée. Il y fait froid, et le silence se renvoi un écho traumatisant. Le moindre petit bruit prend des allures de signe divin, alors j'empresse le pas vers la sortie avant d'avoir a blasphémer. Au moins dehors le brouhahas incessant a des allures plus humaines. Je remet mes écouteurs, pour ne pas me retrouver orphelin des sonorités qui m'accompagnent. Ma démarche est plus qu'imparfaite, je m'arrête net devant des visions qui m'attirent, recule, et reviens sur mes pas fébriles, tourne sans prévenir. Le temps passe décidément beaucoup plus vite de jour que de nuit. Ma nuit sans encombre, sans ronflements, sans rien, m'aura au moins appris que je ne tombe pas à chaque fois dans une faille temporelle, qui donne l'illusion d'un dizaine d'heures qui s'effacent et se transforment en une fraction de seconde. Une fois éveillé, la tranche horaire 22 h - 6 h ressemble bien a une éternité. Je pense a m'en souvenir pour les fois prochaines, ou j'aurais la sensation désagréable que cette farce ne parait être qu'une ellipse. Je me lasse de tourner en rond, et réalise que je suis maintenant bien loin de chez moi. Et vu que je n'ai pas prit de montre, je me fit a la position du soleil pour avoir une approximation de l'heure. J'ai une envie de mélancolie non provoqué, de rage incontrôlé, et de sentiments refoulés. Finalement mes harcèlements téléphoniques précédents, auront permis d'épiloguer des situations sans issues. C'est pire que si j'avais eu a me servir de mon portable en soirée bien trop arrosée, celle ou je ne sais plus le lendemain venu ce que j'ai pu dire, puisque je me rappelle des confessions faites. J'imagine très bien l'écran de celui ci clignoter sans cesse de réponses négatives, posés sur le plan de travail de ma cuisine, a coté de ma tour de Babel fait de bris de verre, paquet de gâteau éventré et découpage de papier à cigarettes. J'ai finalement une bonne excuse pour ne pas répondre, pour ne pas avoir a assumer mes actes. Celle de l'absence. Et même si ma position fait que j'aurais de toutes façons, toujours tort. C'est un juste retour a la normale, elles se font martyriser sur leurs répondeur, il est normal que j'en subisse les conséquences. Mais une fois de plus, je les évite, et je sais que je ne rappellerais jamais pour me faire pardonner. Fini le temps des remords, fini aussi les attentes interminables d'une promesse faite les doigts croisés. L'inconvénient, c'est que vais finir par ne plus croire en rien, et devenir aussi cynique que mes bourreaux a talons hauts. C'est d'ailleurs étonnant que ce mot "bourreau", n'est pas été traduit au féminin. Certainement que la pratique était misogyne aux siècles dernier, mais pour ma part, je soupçonne mes peines de cœur de prendre un peu trop a cœur leur nouveau rôle, sous couvert d'une erreur de conversion. Elles seront a jamais insuspectable, puisqu'elles se cachent sous leurs plus beau sourires. Je commence à lutter contre mes yeux ouverts, la fatigue naissante me fait frissonner, et mes pieds n'en font qu'a leur tête. Comme par un malheureux hasard, mon corps a choisi l'heure de pointe pour rappeler à ma mémoire, qu'il n'est pas invisible. Je croise les mêmes visage que ceux que j'ai pu décrire le matin même. Et je m'horrifie de voir que leurs regards ne sont toujours pas plus enthousiastes. Ceci dit, il doivent bien se marrer intérieurement à me regarder me faire happer par le néant de mes journées. J'ai une indigestion de vide, je ne voit plus très clair, et ne fait plus la distinction entre le soleil couchant et les lampadaires. J'arrive encore à repousser les cancers de mes semblables en leurs arrachant a la force de mes derniers sourires mes sucettes a nicotines. Mes poumons non plus ne font plus la différence entre l'air rempli de gaz en tout genre, et le goudron que j'avale consciemment. Mes mains tremble de leurs excès de balancement, le long de mon corps. Les pigeons se moquent de moi, et me narguent en me fixant du regard. Même les volatiles unijambistes on plus de maintient que moi. Je me demande encore si je réussirait a monter toutes les marches d'escalier. Je commence sérieusement a en douter. February 28 Ne pas franchirVous vous demandez encore qui est ce sur cette stupide photo de jeunesse. Le souvenir a des airs de déjà vu. Vous n'avez gardé de votre enfance que des souvenirs de l'ingorance. Vous avez su grandir en toute tranquilité, puisque votre vie s'est construite au fil des nouvelles recontres, effacant tour a tour les connaissances inutiles. Cette image est flou, et votre mémoire n'est plus celle de vos vingt ans, vous avez su fonder votre petite famille, apprendre a regarder le temps passé, sans vous en plaindre, puisque vous l'avez a un moment ou un autre bien gaché. Votre amnésie vous tracasse, ceci est un défi contre vous même. Arriverez vous a le gagner, triompherez vous contre ce que vous avez volontairement effacé? Rien n'est plus si sur depuis que vous avez oubliez le code de votre carte bleue. Je vais alors tenter de me rappeler a vous, si vous me le permettez, laissez moi m'introuduire dans vote inconscient, et je promet que je laisserais tout en ordre, comme je l'ai trouvé en entrant. Je m'improvise hypnotiseur, pour vous remettre dans un contexte que vous n'ignorez pas, pusique vous m'avez connus, je vous l'assure. Un. Laisser le reste derrière moi. Deux. Oublier les remors qui n'ont jamais servis a rien. Trois. On efface tout et on recommence Je reste statique, mon billet d'avion à la main, tremblant devant l'embarquadaire. Je n'ai plus rien à déclarer. Et presque pas de bagages. Je ne maitrise même pas la langue de mon prochain pays d'adoption. Je ne suis pas sur de vouloir partir, et pourtant je suis là, attendant que la file d'attente maigrisse un peu. Je ne part pas au bout du monde, a peine quelques heures de vols. Quelques tours de montre qui me feront surement regretter une decision si impulsive, completement stupide. Je n'ai même pas laissé une lettre d’explication, je n'ai pas assouvi mes envies de films dramatiques. Pas d'adieux déchirant, juste laches. De toute facon je me persuade que personne n'aurait compris. C'est mieux comme ca, j'aurait suffisamenent le temps de culpabiliser. Pour tout vous dire je me sentait a l'étroit, je n'était pas maître de moi même, je ne controlait plus mes emotions, ni mes sentiments, et encore moins mes plusions. J'ai préféré les laisser sur place, se demerder tout seuls. Ce n'est pas une fuite, c'est un pas en avant. C'est une solution comme une autre de regler des problèmes futiles, et donc persistants. La meilleur réponse a mes actes. J'ai prit un billet d'avion comme on prend un ticket de métro. Je n'ai même pas réfléchi a la destination, je l'ai tiré au sort. Un sac pour un quart de siécle de vie. Quelques photos car je sait que je pleurerais mon absence. Aprés tout, c'est moi qui suis parti, eux sont resté sur place. Je n'ai jamais quitté mon environnement plus d'un mois, donc il m'est difficile d'imaginer si celui ci est le meilleur pour moi. Il y aura des conséquences a mes actes, mais je ne les calcules pas encore, sinon je resterait sur le tarmac. J'ai juste eu envie de prendre l'air. C'est comme si j'était allé cherché un paquet de cigarette et que je n'était pas revenu tout de suite, puisqu'il fallait aussi les allumettes, et que j'ai eu soif tout d'un coup. J'ai rencontré une connaissance lointaine, qui m'a entrainé dans un ailleurs... Personne d'autre dans cette maudite attente n'a l'air aussi perdu que moi. Je suis un cas d'école, etudiez moi, disequez moi, ouvrez mon crâne en supposant trouver quelque chose a analyser. Les gens rient et c'est normal. Ils partent en vacances, alors que je part a la rencontre de mon enfer. Leurs retour se fera avec des cadeaux pour leurs proches, dans deux semaine au maximum, alors que je n'aurait pas encore compris pourquoi comment je suis parti à cette même date. Comment j'ai pu arriver a ce cheminement d'idée absurde, si déraisonnables, si moi finalement. Je ne suis pas victime de mes impulsions, je ne suis pas une victime, tout court, je n'ai rien non plus du coupable parfait. J'ai juste subit, depuis ma naissance, depuis mon enfance, depuis toujours, j'ai endossé les erreurs, je les ai assumés, tant que j'ai pu. J'ai eu plus de courage que je n'aurait jamais pu le supposer. J'ai franchi mes étapes de ma vie sans réelles embuches. Elles se sont finalement passé sans moi, et je me suis passé d'elles. Je n'ai pas plus evité les épreuves que je les ai afforntés. Je regarde avec entetement les autres, ceux qui arrivent a sauver les meubles de leurs apparences, en souriant a tout va, et je me demande ce qui peut bien se passer dans leurs têtes. Comment arriver a mettre les ennuis de côté. Faire la part des choses, une part égale, a gauche les erreurs de jeunesse qui ont conduit a la chute actuelle, et a droite les quelques moment de quiétude que je possède encore, égoistement, ne voulant jamais les faire partager a personne. Je suis le radin des bons souvenirs, je me plaind sans cesse puisque j'ai aveuglé ce qui restait de bon en moi. Ce soir en tout cas. Quatre. L’impulsion est devenue solution. Cinq. Fini angoisses et pulsions Six. Qu’est ce que je fout là ? Mon voyage n'est qu'un cheminement. Ce n'est qu'une acumulation de plein de details insignifiants. Ce que je vivait ne me plaisait plus, j'avais fini par me lasser de tout, y compris de ce que j'aimais, et ceux que j'aimais. Je croit que sa réponse n'avait pas été un déclencheur, en tout cas je m'en persuade. Mon voyage avait commencé avant même mon entré dans l'agence de voyage. Peut être même que je m'y péparais depuis plus longtemps que je voulait me l'avouer. L'embarquation avait pris du retard, et ce n'était pas bon pour mon coup de tête. Je ne voulait pas qu'on me laisse le temps d'y reflechir. Je ne voulait pas que l'on me raissonne. J'ai toujours eu cette idée caché dans ma tête, Elle n'avait fait que la trouver. Je ne pouvait dessament pas trahir ma folie, si facilement. Je ne pouvait pas devenir rassionnel, pas maintenant en tout cas. J'avais envie de vivre, et a notre époque, il faut se faire peur pour vivre. Soit vous avez de l'argent à ne plus savoir qu'en faire, et vous vous payez l'illusion d'une vie, soit vous êtes a peu prés fauché, et vous créez une situation qui vous fera plus tard penser que vous aurez parcouru l'existence en ayant fait quelque chose de concret, pas utile, concret. J'avais laissé mon portable sur ma table de chevet et il devait déjà être sur table d ‘écoute. Je n’avais pas sagement recopié le repertoire. Oublié l'opportunité de pleurer de desespoir et de honte en apel longue distance. J'avais de quoi tenir un mois, dans des auberges de jeunesse. Il faudrait que je cherche rapidement un job de plongeur dans un restaurant, ou pourquoi pas si la chance m'en dit, de serveur dans un bar. Les pubs anglais installé chez nous emploient bien des resortissant qui maitrisent à peine le français, pourquoi pas l'inverse. J'avais moi aussi envie d'être exotique. Et puis ca serait quand même le meilleur moyen d'approfondir mes connaissances sur la langue. Si l'idée me prenait de revenir, j'aurait pu me vanter au moins d'être totalement bilingue. J'aurait trés bien pu repasser tout mes examens de langues étrangères, et avoir des résultats. Sept. Elle a eu le merite d’exister. Huit. J’ai eu la chance de l’aimer. Neuf. Jugez moi coupable. Plus j'y pensais, et plus cette solution me parut censé. Avais-je une autre altrenative, plus qu’une envie? Rien ne serait plus comme avant, rien ne pourrait être compris. J'atendais qu'il y ait prescription. D'ici peu mon départ aura été oublié, moi aussi. Plus rien n'aura de sens, et mes circonstance deviendront atténuantes. Je n'avait pas dormi depuis des siècles, je me demandais si j'allais pouvoir un jour. Je commencais à en douter serieusement. J'avais ses yeux dans la ligne de mire de mes souvenirs et ne pourrais plus fermer les miens. Si tout avait été plus facile, si il n'y avait rien eu autour. SI! SI! SI! C'est la formule de l'impossible, tout ce qui ne se réalisera jamais tenait dans ces mots. C'était tellement stupide, que j'étais sur que je l'avais fait, mais tellement irréel que j'en doutais. Ma fraction de seconde aura suffit à me perdre. Mes gestes sont devenus ceux de mon double. Ma schizophrénie devenait réelle, elle n'était plus seulement couchée sur des feuilles de papier. Je devenait esclave de mes pulsions, et j'en avait tellement enfoui que la peur qu'elles ressurgissent toutes en même temps m'avait fait fuir. Je ne me laissait plus les faveurs des jurys. J'avais oublié la complaisance ainsi que le pardon, puisque je savais que je ne l'appliquerais plus jamais sur moi. Toutes mes fautes m'avaient plaquées au sol, et j'avais juste eu le temps de me relever pour partir. Il était temps de tout oublier. C'était le moment du jamais. La persévérance de ma culpabilité m'étonnais a peine. J'étais devenu celui que je craignais. J'étais celui que je n'avais cessé de fuir, et tout n'avais plus aucun sens. Surtout pas la nouvelle route que j'empruntais. Surtout plus elle. Dix. Tout est de sa faute Onze. Les fleurs maléfiques ont fanées Douze. J’ai oublié le court de ma vie Alors , oui, comme tout le monde j'ai voulu que le temps soit maléable, qu'on puisse le contourner, qu'on puisse le faire mentir, et qu'il puisse être, sinon modifié, au moins détourné. Tout aurait été plus facile si on avait pu me faire mentir, si on avait pu m'amenner la preuve que je n'y tenais pas. Et bien sur, tout cela n'aurait pas eu lieu si elle n'avait pas croisé mon chemin, la première fois de facon non prémédité, la deuxième, avec une vraie volontée de nuir. C'était entièrement de sa faute, tout. Ma visite chez elle, la conversation, les allusions déstabilisantes sur la fin d'une histoire, les moqueries. Elle était la seule responsable, j'était le seul à plaindre. C'est moi qui quittais ma vie par obligation. Pour elle, c'était par accident. Elle n'aurait rien sur la consience, elle qui dormait pour toujours. La mienne était beaucoup trop lourde pour mes épaules, et mon mes nuits seraient à jamais blanches. Elle ne souffrait pas de mon absence, elle ne souffrait pas de sa faute, elle ne souffrirait plus jamais. Ma place dans l'avion aurait pu être confortable, je n'aurais jamais pu my assouplir, j'aurais pu y rester jusqu’a la fin de ma vie. J'aurais pu resté perché, sans drogues, sans artifices, juste par la force des ailes d'un avion. La question qui me venait tout de suite a l'esprit, était de savoir pourquoi je ne l'avais pas suivit, pourquoi je n'avais pas su précipiter ma chute en même temps que j'engrangait la sienne. J'ai eu le courage de la tenir dans mes mains, mais pas celui de me laisser l'accompagner. Ma vie ne tenait plus droite, pourquoi avoir continué ce voyage inutile. Surtout en sachant que mes démons se multipliraient au fil des jours. Il n'y avait plus la place pour la rédemption, et rien de ce que l'on pouvait m'offrir, même si je ne le méritais bien sur pas, n'aurait pu me sauver. C'était mon jour de chance, j'étais assis côté hublot. L'obscurité commencait à tomber, je pouvais donc admirer les lumières de la ville. C'est quand on prend du recul, que l'on s'apercoit que tout est si futile, que rien n'a réellement de sens. L'accumulation des lampadaires n'éclaire plus vraiment rien, tout n'est qu'illusion, tout se perd un jour ou un autre, surtout la nuit. Les néons qui vous éblouissent de prés, n’ont plus la même allure quand on s’en éloigne. Mes vielles habitudes ne partiraient jamais, puisque j'observait à nouveau les passagers, les décortiquants, de la tête au pieds. Ma vanité n'allait pas jusqu'a dire que j'aurait pu écrire leurs vie en un coup d'oeil, mais mon imagination se persuadait que mes hallucianations étaient réelles. Mes stéréotypes et clichés avaient un sens. Cependant, la seule question qui me venait a l'esprit, a ce moment même, était de savoir si ils auraient pu commettre l'iréparable comme moi. Auraient ils pu s'abandonnés à leurs folies plus si douces que cela. En me rendant compte que même dans mes délires les plus anciens, ce fantome reviendrait sans cesse, je priait pour que l'on s'écrase. Sans prévenir, un trou d'air nous aurait fait perdre le contrôle commun. Un suicide collectif, que personne n'aurait souahité, sauf moi. La decision était plus facile à prendre si elle devait être accidentelle. Je n'aurais jamais pu en venir a bout moi même. Son visage se refletterait de partout, mon geste serait sans cesse se faire rappeller à ma mémoire que je voulais défaillante. Alzeimher, sauve moi, je ne veux plus me reveiller, je veux passer ma vie a dormir, en attendant qu'elle décide de se finir d'elle même, et qu’elle se decide a me me délivrer. Je n'avait pas eu le courage d'en finir, par masochisme, je voulais toujours pouvoir m'infliger le carnage de mon hérésie. Je navigais entre l'envie d'oublier, et celle de me souvenir. D'une rive puisque je n'aurais pas le courage de me finir moi même, et de l'autre, parce que je devais m'infliger cette torture, pour avoir l'impression qu'on me pardonnera. L'accident d'avion n'est bien sur pas venu. Puisque c'est encore le moyen le plus simple d'aller a un point A à un point B. Personne ne m'attendait à l'arrivée, donc personne n'avait donc su ou j'allais attérir, et interpol n'avait pas su ruser. Treize. Je n’ai gaché que l’essentiel. Peut être n'était elle pas morte, peut être avait elle survécu aux vases brisés. Encore la loi du conditionnelle, à l'image de ma liberté. J'aurait pu l'appeller, tenter de savoir si elle était fachée. L'information aurait pu venir de mes amis, de sa famille, de la mienne aussi. J'avais tout simplement révé ce malheur, puisqu'elle m'avait quittée. Je lui en voulait, et j'avais fait subir cette violence, cette vengeance à son souvenir. Le doute primant toujours, je m'interdirait d'y retourner, ou bien même d'appeller, je ne regarderait jamais les journaux, n'irait jamais a la recherche d'indice sur internet. Ma punition, je me la donnais moi même. Ma peine c'était l'ignorance, mon enprisonnement, l'éxil. Ma nouvelle vie commencait à la douane, mes papiers d'identité n'affolèrent en rien les services de sécurité. Le doute grandissait. J'avait de quoi tenir un mois, je devait faire vite. Je devait prendre rapidement mes marques, et accepter les anciennes. Ma conscience serait troublé à jamais, et mon quotidien rempli d'à peu prés. Je resterait dans le vague, dans le flou. Dans le si. Vous pouvez vous reveiller, vous pouvez revenir a votre vie normale, je ne sais pas ou j'en suis, je ne sait d'ailleurs si je suis toujours. La seule certitude que j'ai, c'est celle de la question que vous vous posserez a la fin de votre vie en classant l'album de vos photos oublié. Vous passerez j'en suis sur quelques heures a pleurer un passé trop rapidement ignoré. Je suis la personne indésirée, au loin sur vos photos. Certes vous avez mis un nom sur cette ombre, mais je suis perdu dans vos souvenirs, vous n'arrivez plus a replacer les choses dans leurs contextes. Pour ma part, j'erre sans doute autre part que dans votre tête J'aimerait vous dire le contraire, mais je croit que rien ça n'a vraiment changé. [xi] February 21 Let's get the party endedCes corps dansant, soucieux de s'échapper un peu plus de leur quotidien, dont l'oubli d'eux même se calcule en verre mélangés, drogué a l'excès de vide, marchant dans les pas qu'ils ont eux même tracés. Ne divulguant leur identité que par une suite de nombre sans aucun sens, inscrit sur les restes de paquet de cigarette partis en fumés. toutes ces âmes détruites par la perte de leurs jeunes inscoucience, dont le deuil est a peine digéré se déhanchaient sans méfiance. Cette envie de vie construite, l'impatience de jours plus calmes, et la terreur des modèles a ne pas copier, ils devaient oublier tout cela. Ainsi que le déchet d'une mémoire défiante, en lutte permanente avec le moule qu'ils se sont vus imposé, comme un héritage néfaste. Tout ces esprit n'attendant qu'une chose, que le temps passe, vite, emportant avec lui les doute, laissant place a la tristesse des rêves inachevés.
February 11 Torture & caféineIl faisait froid, trés froid dehors, et pourtant les clients de passage laissait la porte ouverte. Ils avaient pu les chanceux, s'habituer a la température hivernale. C'est un de ces super pouvoirs que je n'aurait jamais. Réussir a entrevoir la sympathie d'un flocon de neige m'avait toujours paru assez absurde. Je n'aimais pas cette période, je n'aimais pas ce temps, je n'aimais pas ce bruit, mais je croit que j'aimais cette fille. Il y avait nos noms inscrit sur nos goblet, et je savais que si elle n'avait pas été la, je n'aurais surement pas aussi facilement dévoilé mon identité. Je me serais laissé détourner par une blague enfantine, un nom d'emprunt, ou que sais je encore. Mais elle était la, et je devais garder le serieux de la situation sous controle, avant que lui aussi ne m'échappe. J'avais cette schyzophrénie impardonnable, qui laissait entrevoir une partie plus fragile et plus intime de mes rêves, quand j'étais en sa compagnie. J'étais tellement heureux de partager mes frasques pueriles, mes connaissances inutiles, et autres fantaisie avec quelqu'un qui les comprenait, que j'en oubliais ma pudeur. J'oubliais que les rosiers ne piquent que lorsqu'on les carresses. J'oubliais que tout n'était pas fait de rose, surtout pas la vie. Je jubilais de lui faire découvrir, et partager mes gouts. Je m'extasiais quand elle racontait avec un regard lumineux, ses pertes et fracas.
Peut être ma compagnie flattait elle son égo, qu'elle aimait se sentir admirer, peut être aimait elle jouer avec le feu, même sous la forme d'une allumette. J'avais oublié de ne pas la regarder dans les yeux, ni la regarder sourire, ni la regarder tout court, puisque j'avait tout oublié. J'avais oublié que le temps passait, et que son souvenir me ferait mal. Une douleur que l'on ne peut plaindre, puisqu'on la causé; que l'on ne peut penser, puisqu'elle se raviverait de plus belle.
Elle était peut être le stéréotype que j'attendais, le cliché que je n'avait jamais prit, mon envie du moment. Comment le vérifier. Je me cachais les yeux pour ne pas voir ce qui pouvait arriver, sur ce que je pouvais ne plus ressentir, j'étais le gamin entêté et capricieux. Celui qui veut un jouet neuf, et qui ne joue pas avec. J'étais mon cauchemard absolu. Je m'impatientais devant l'inacessible pour ne pas avoir a choisir ma destiné. Et quand bien même les diamants dans les mains, je ne les aurais pas trouvé assez brillants. Je vacillais entre deux peurs. Celle de ne jamais froller ses lèvres, et celle de le faire que cela ne me plaise pas. Ou alors j'y vais, mais je ne la remarque pas, puisqu'elle est accompagnée. Je ne fais pas d'hypothèse stupide, en me disant que c'est juste un ami, un frère, un cousin... Je ne la laisse pas m'approcher, je n'emtame pas la discution, je ne fais rien de moi même. Je m'abandonne, j'efface le temps d'une soirée mes envies, mes gouts et mes couleurs. Quitte a passer pour ce que je ne suis pas, j'evite d'attirer son attention. J'évite de récupérer auprés de nos connaissance communes son numéro. J'évite de l'appeller, j'évite de tout. C'est donc fini, et mon souvenir est modifié. Il ne tenait qu'a elle de le raviver, de se faire rappeler a ma mémoire. J'en avais eu marre d'attendre, et son tour était venu. J'étais peu être une girouette, ne sachant pas sur quel continent se poser, ne sachant pas même comment. J'aurais milles fois du tenter ce diable, passer la ligne blanche, peut être le voulait elle finalement, et qu'elle testait mon courage, pour affirmer le sien. J'avais depuis cette chanson dans la tête qui adieu. Que le temps était venu, pour commencer de rire, et pleurer, et rire a nouveau. Mais ma compréhension était que le temps semblait trop long. Et que mon attente me faisait peur. Mais peut être n'était ce pas des adieux, juste une envie trop longue. So long... [xi] |
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